Anne-Claire Marquet, 32 ans, a été officiellement nommée Déléguée Générale de la Fédération des Professionnels de la Piscine et du Spa (FPP) par le conseil d’administration le 1er septembre dernier.
Anne-Claire Marquet succède à Joëlle Pulinx, qui a tenu ce poste pendant 23 ans, une personnalité très appréciée par la profession pour sa connaissance des dossiers et son implication sans faille. Joëlle Pulinx ne quitte pas la Fédération pour autant, puisqu’elle reste chargée de mission auprès du Président. Dans ses nouvelles fonctions, Anne-Claire Marquet collaborera étroitement avec Stéphane Figueroa, Président, Pascal Cazères, trésorier, ainsi que Gilles Mouchiroud et Caroline Blache, vice-présidents, aux côtés des membres du conseil d’administration.

Anne-Claire Marquet a été nommée Déléguée Générale de la FPP le 1er septembre 2025. Photo FPP
Anne-Claire Marquet a travaillé près de 10 ans pour le développement d’associations professionnelles, dans différents secteurs (distribution spécialisée, data, presse). Avant d’arriver à la FPP, elle a dirigé pendant 4 ans et demi le Spiil, le syndicat de la presse indépendante d’information en ligne.
Nous avons interrogé Anne-Claire Marquet sur ses objectifs pour la FPP et sa méthode pour y parvenir.
Idées Piscine : Quels sont vos objectifs majeurs pour les années à venir ?
Anne-Claire Marquet : Je vois plusieurs défis, et d’abord recommencer à faire rêver autour de la piscine. On sait que la piscine a de multiples bienfaits, on ne peut pas la réduire à sa consommation en eau, qui en plus est très surestimée dans le discours médiatique. C’est un produit vertueux pour l’environnement car il ne consomme très peu, et il a aussi des externalités positives, pour reprendre une expression à la mode. Socialement, la piscine permet aux gens de se retrouver, c’est bon pour la santé, et ça favorise l’apprentissage de la nage. C’est un sujet central de l’action de la FPP.
Il faut aussi poursuivre les efforts en matière de durabilité, continuer de sensibiliser les professionnels, et soutenir l’innovation en la matière. Ce travail de fond, mené de longue date par la FPP, continuera de s’appuyer sur une collaboration renforcée avec les adhérents et sur la professionnalisation des métiers du secteur.
Par ailleurs, je souhaite développer des services utiles de manière concrète pour les adhérents. Cet été par exemple on a lancé une alerte sécheresse. Tous les adhérents concernés par un arrêté sécheresse recevaient chaque semaine une alerte dans leur boite mail. C’est très simple, très opérationnel. Développer des petits services simples qui facilitent la vie des adhérents, c’est la bonne direction. Le service aux adhérents c’est ce qui fait que les adhérents se sentent en confiance avec la fédération et nous contactent quand ils ont le moindre problème. La FPP est plus utile au tout début du problème que quand les difficultés sont vraiment installées, que ce soit lors d’un chantier, ou dans la gestion de l’entreprise. Le message que je souhaite leur faire passer, c’est qu’on est à leur service.
IP : Les professionnels sont de plus en plus formés, mais pas toujours assez nombreux. Comment voyez-vous les choses ?
ACM : Professionnaliser le secteur, continuer à accompagner les adhérents dans la montée de compétences, c’est essentiel. Nous sommes en train de renforcer les liens avec les centres de formation, et nous avons aussi des contacts avec l’éducation nationale et France travail pour voir comment mieux promouvoir les métiers de la piscine. Ce sont des métiers à la fois très complexes et très intéressants, qui peuvent intéresser beaucoup de jeunes ou de personnes en réorientation.
IP : Stéphane Figueroa aux dernières Assises avait insisté sur l’importance de parler aux élus et aux préfets. Où en êtes-vous ?
ACM : En effet, nous développons un réseau des représentants locaux pour avoir des points de contact avec les intercommunalités et les préfectures. Nous avons des réunions régionales en préparation pour former des professionnels au dialogue avec les instances politiques et administratives locales. La représentation d’intérêts nécessite des compétences particulières. Nous avons d’ores et déjà des documents et des réunions en visio dédiées à cet apprentissage.
IP : La fédération a dépassé les 1600 adhérents. Etes-vous satisfaite de ce chiffre ?
ACM : On continue à se développer alors que le contexte n’est pas très simple, ce qui nous satisfait. On fait tout pour montrer aux professionnels qu’on est là pour eux, qu’on est à leur écoute et qu’on se bat pour eux.
C’est dans cet esprit que nous voulons améliorer le service aux adhérents et que nous réfléchissons aux automatisations et améliorations de processus. Comment pourrait-on mieux utiliser nos ressources en internes ? On a des gens très compétents et brillants dans l’équipe, que ce soit dans le domaine juridique, l’environnement, les données etc. Comment aider l’adhérent à accéder facilement à l’information ? Nous travaillons sur ce sujet.
IP : Avez-vous une méthode ?
ACM : J’aime bien expérimenter, dans une logique de “test and learn” qui donne souvent de bons résultats. Par exemple, dans mon ancienne fédération, on avait constaté que les chefs d’entreprise de presse professionnelle se sentaient seuls. On a organisé des cafés de co-développement dans lesquels ils partageaient leurs questionnement, et ça a été un grand succès, qui perdure encore aujourd’hui. Parfois de petites innovations produisent de grands effets d’un point de vue d’efficacité et de rentabilité pour les entreprises. Et si quelque chose ne fonctionne pas, on passe à autre chose. L’important c’est la dynamique et les avancées qu’elle permet.
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